Nous, Soignants – Infirmières, Infirmiers, Médecins et Pharmaciens – avons choisi notre métier pour prendre soin des patients qui nous sont confiés.
Nous refusons que les patients, en nous voyant entrer dans leur chambre, se demandent quelle est notre intention : sommes-nous venus pour les soigner ou abréger leur vie ?
Nous, Médecins, avons prêté serment lorsque nous avons soutenu notre thèse de doctorat en médecine : « Au moment d’être admis(e) à exercer la médecine … Je ne provoquerai jamais la mort délibérément … Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j’y manque ». Nous refusons d’être parjure.
Tous, nous refusons d’abréger volontairement la vie de nos patients.
Une loi a une portée normative. Elle définit ce qui est bien pour ses membres. Une loi qui autoriserait de provoquer intentionnellement la mort serait par nature injuste et dangereuse.
Je, soussigné Soignant, refuse de pousser la seringue qui tue.
Professeur Emmanuel Sapin
Chers Soignants,
Après l’échec de la commission mixte paritaire, une troisième lecture du texte ouvrant la voie à l’euthanasie et au suicide assisté est annoncée à l’Assemblée nationale dès le 22 juin
Il est essentiel et urgent que nous, médecins, Infirmières et Infirmiers, exprimions clairement notre refus de donner volontairement la mort à nos patients et ainsi éclairions leurs consciences de la gravité de leur décision.
C’est pour cette raison que je vous propose de signer cet appel qui sera rendue publique en l’adressant en premier lieu au Premier Ministre, puis aux Députés et diffusée aux médias.
Rien n’est encore perdu. Soyons persévérants, vigilants, présents et visibles. Les Français, dans leur grande majorité, ne mesurent pas combien l’acceptation d’une telle loi entrainerait de graves conséquences.
Je vous remercie de rester mobilisés en signant la pétition et de la diffuser le plus largement possible autour de vous.
Pr Emmanuel SAPIN
